L'Herbe est elle plus verte ailleurs ?
Je déménage là bas
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QALC
Comme je m'ennuie par cette nuit d'insomnie qui débute, j'ai décidé de m'occuper en répondant à un questionnaire. Zut, je n'ai pas de magasine féminin sous la main. Comment faire ? Qu'a cela ne tienne, je me le fais moi même !
Savez vous ce que c'est qu'un QALC ? C'est un recueil de questions à la con qui méritent d'être posées mais qui ne méritent pas de réponses. Ah oui ? Elles ne méritent pas de réponse ? C'est ce qu'on va voir !
Pourquoi n'y a t il pas de dragibus bleu ? Parce qu'ils se sont tirés chez les M&MS.
Sachant que se lever du pied gauche est synonyme d'une mauvaise journée et que marcher dans la merde de ce même pied est signe de chance, que déduire d'un levé de pied gauche directement dans une crotte de mes chats ? Je dirais que tout dépend de la concistance de la crotte.
Est-ce qu'un chêne peut glander ? Évidemment ! C'est même son seul objectif.
Pourquoi, lorsqu'on caresse un chat, on se met toujours à dire des trucs débile du genre "T'es un beau chat , toi ? Parce que si on lui dit que c'est un beau cactus il va mal le prendre.
Est ce que tu viens pour les vacances ? Moi je n'ai pas changé d'adresse.
Est ce que les cils repoussent ? Oui, ils repoussent.
Quand est-ce que Google retire une pénalité appliquée à un site ? Ah ah ah ah ! Elle est bonne celle là !
Qu'est ce que ça peut vous foutre ? Si tout le monde faisait pareil !
Pourquoi les pistes cyclables s'arrêtent d'un coup ? C'est pour tuer les cyclistes, mais chut, c'est un secret.
Qu'est ce qui ne va pas chez vous ?
Vous vous ennuyez ? Dommage !
Est ce que je m'ennuie ? Réponse en début de page. Oh ! Faut suivre un peut là !
Depuis combien de temps n'avez vous pas dit je t'aime à votre mère ? Une éternité.
Pourquoi tu pleures ? Je ne pleure pas.
A quoi tu penses ? Je pense à ceux qui attendent sans savoir quoi .
Comment cacher sa liste d'amis sur son profil public ? Paramètre de confidentialité / afficher les paramètres / Amis seulement
Qu'est ce que c'est ? C'est de la merde !
Comment en profiter ? Non, euh... en fait c'est vachement bien.
Qu'est ce que c'est ? C'est dégueulasse.
Qu'est ce que c'est dégueulasse ? Varicelle, Mygale, Tarentule, Epine, Etron, Tout ce qui est dégueulasse porte un joli nom.
Est ce qu'il (elle) va revenir ? Tape EX sur ton mobile et envoie le au 06 Je suis vraiment très con(ne).
Depuis quand la terre ne tourne plus rond ? Depuis que l'homme tourne en rond.
Est ce que le pardon est obigatoire ? Tout dépend de qui pose la question.
Est ce que ca va durer encore longtemps ? Oh ta gueule !
Comment finir ? Avec un point final.
Soirée tranquille
Pourquoi ?
Petit échange constructif sur le forum "questions techniques" de canalblog :
| ORIUM |
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| moderateur 1 |
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Ben là, pour le coup, y en a du copier coller. je ne sais pas ce que ca va donner à la publication. Dommage qu'on ne puisse pas effacer le formatage.
| ORIUM |
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| Modérateur 1 |
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| moderateur 2 |
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Modérateurs bonjour,
Je ne vous trouve pas très aimables de vous moquer de moi avec un tel mépris.
Effectivement, il m'est arrivé, assez souvent même, d'utiliser du copier coller et dans ce cas, je n'ai pas été surprise de constater des difficultés de mise en page même si je les regrette. En effet, je me sens plus à l'aise visuellement pour écrire sur un traitement de texte, que sur la toute petite fenêtre de canalblog. Cependant, "en l'occurrence", c'est à dire, je le précise, sur mes trois derniers textes, JE N AI PAS FAIT DE COPIER COLLER. Pourtant, vous pouvez constater que ces trois textes ne sont pas affichés de la même façon, et que sur l'un d'eux, une phrase est d'une couleur différente.
Je viens sur ce forum pour demander de l'aide et pas, je vous l'assure, pour me faire envoyer sur les roses. Si ce forum est réservés qu'a des usagés expérimentés, veuillez excuser mon intrusion et m'indiquer, si vous en avez le temps et la générosité, le lieu où s'expriment les débiles dans mon genre.
Cependant, si vous avez une idée constructive à me proposer j'en serai ravie. Aussi, je tiens à vous dire que si vous n'avez pas de réponse à ma question, je ne me formaliserai pas. Nul n'est censé tout savoir.
Une dernière chose, et je vous laisse retourner à des préoccupations à votre mesure.
Est il possible de transférer l'intégralité d'un blog vers un autre hébergeur ? Si oui, comment peut-on faire ?
Je vous remercie de votre très grande patience, et vous prie de croire, chers modérateurs zélés, en l'expression de ma reconnaissance infinie.
Ça, c'est donc ma dernière réponse. Dites moi les amis, vous croyez qu'ils vont me le brûler, mon blog ?
Où sont les femmes ?
Chanson de Patrick Juvet sortie en 1977.
En lisant le blog A dire d'elles, je me suis souvenue de cette chanson, et de cet agacement que j'ai ressentie quand je l'ai écouté, à la radio, un après midi d'ennui. Sans en dévoiler trop sur mon intimité, je peux avouer qu'a l'époque, j'avais 10 ans et qu'a la fin de la chanson, je n'ai pu m'empêcher de m'interroger tout haut. " Qu'est ce que ça peut te foutre, connard!" Alors oui, à 10 ans je n'ai pas compris l'étendue de la connerie de ces paroles, et le commentaire manquait un peu de finesse. Cependant, il ne manquait pas de justesse. Les paroles en question sont ici.
En gros, les femmes sont des salopes qui se font engrosser sans le vouloir (soit parce qu'elles sont idiotes, soit parcequ'elles sont immorales et inconséquentes) et se perdent dans la débauche, vu que prendre son plaisir quand on est femme, c'est forcément de la débauche. "Qui on des rires plein leurs larmes", qu'est ce que c'est que cette énormité. Ça veut dire quoi , que c'est pas grave quand elles pleurent, que c'est joli, frais, attendrissant ? Qu'elles sont tellement insensées qu'elles ne savent pas si elles rient ou si elles pleurent ? Que regrette donc feu l' imbécile ? Les femmes qui se pâment sous le désir de l'homme et certainement pas de leur plaisir à elles, et puis quoi encore ? L'eunnuque semble évoquer la nostalgie de femmes fragiles, hagardes, limite neuneu, diaphane et en mauvaise santé. C'est si décoratif!
Je me souviens, quand même que ces paroles étaient reprises, par des ribambelles de midinettes qui n'avaient pas, je suppose, pris le temps d'écouter les paroles ou la peine de les comprendre pour fantasmer sur une folle notoire. Que mes consoeurs m'énèrvent, me cripsent férocement quand elles se conforment avec autant d'empressement à ce que l'on attend d'elle sans remarquer que c'est à leur détriment.
Enfin bref, tout ca pour dire, qu'il faut vraiment arreter les filles, mêmes si vous êtes un peu connes, de reprendre pour vous tout ce qu'on vous dit. Ayez un reflexe. Quand un mec vous dit ce que vous devez faire, faites le contraire. 9 fois sur dix c'est lui que ça emmerdera, pas vous. Et vous ne serez pas moins aimable de ne pas être aimé par un con.
Ben en fait, non.
Quelque part, hier, j'étais à deux doigts de me dire que tout ça c'était pas bien grave, je j'avais une forme légère de la capsulite des idiots, que ça valait pas le coup d'en faire tout un plat, etc... Du coup, j'en ai profité pour nettoyer la salle de bain, (sans faire le sol, d'une main je n'y arrive pas), faire tourner deux lessives et les accrocher (des trucs faciles que l'ont peut mettre sur cintre, des dessous, sur l'étendoir le plus bas et des pijs, que même s'ils sont mal mis, c'est pas grave, (Tu vois, j'ai soigneusement choisi mon linge, je n'y suis pas allé comme une brute)), j'ai écris une note hilarante de la baltique (merde ça ne marche pas au féminin), et, satisfaite, je me suis assise sur mon canapé pour ne plus en bouger. Puis, tout à coup, sans crier gare, alors que j'étais parfaitement immobile, et que je regardais un film inoubliable, "Planète des singes" par Tim Burton (Rho la daube !!!) mon épaule droite se prend d'un mouvement involontaire vers l'avant, une espèce de spasme, furtif. Je pousse un cri, ne sais plus de quel coté mordre ma main gauche, réprime mes larmes pour ne pas faire peur aux filles, et envisage de tuer mon mari dès que la douleur sera passée, s'il ne s'arrête pas de me demander ce qu'il peut faire. JE PEUX PAS TOUT GERER, MERDE!!! J'ai mis le reste de la soirée à m'en remettre. Du coup, pour compenser, mon amie la connerie est venue me distraire. Nous nous sommes amusées un moment, et j'en ai profité pour oublier l'incident. Mon amie la connerie est vraiment super forte. Puis, la maison endormie, et sur FB, la terre entière étant partie se coucher, pff! (sauf ceux de l'autre coté de la terre, que je ne connais pas et qui me sont donc d'aucun secours.) J'y suis allée aussi (me coucher. Ho ! Faut suivre!). Et là, là, tout au long de la nuit, j'ai retrouvé ma liaison intime avec la douleur, que j'avais trompé, je l'avoue, avec tous les amants disponibles depuis le mois de juin, messieurs anti-inflammatoire, le jeune et le vieux Anti-douleur, le démoniaque décontractant musculaire, (que j'ai quitté, mais c'est une autre histoire). La douleur est revenue, que dis-je revenue, elle n'était pas vraiment partie, elle s'était faite plus légère, plus discrète. Là elle est revenue, schizophrène, la lancinante, la vive, la brûlure, l'irradiante... Elles étaient toutes là, tour à tour et ensemble, jouant avec moi comme avec un pantin. Le sommeil, l'ami fuyant, a fait preuve d'un extrême courage. Il a lutté tant qu'il a pu, m'offrant quelques minutes de répit par-ci par là. Paix à son âme. Il est mort en héro. J'en suis toute zémue, ça fait belle lurette que j'avais perdu toute confiance en lui. Et me voilà, ce matin, éreintée, légèrement déprimée, mais chose étrange pas véritablement de mauvaise humeur (quoique, c'est encore a évaluer). Et de me dire...
De te dire ?
Ben en fait, non.
Ben en fait, non, quoi ?
Que ce n'est peut être pas la forme légère des idiots (Capsulite rétractile idiopathique). Que même si ça l'est il faut que je sois raisonnable, que je ne m'obstine pas à faire trop tout plein de trucs.
Ah ah ! Sans blague ! Et cette bonne résolution, tu vas la tenir combien de temps à ton avis ?
Comment ça, combien de temps ?
Je te connais, n'essaye pas de me la faire.
Jusqu'à ce que j'ai plus mal ?
Que tu sois soigné, tu veux dire ?
Non, jusqu'à ce que les amants, la connerie, le sommeil, reviennent et me fasse oublier la douleur. Tu vois, je suis honnête, je ne te mens pas.
Pfff ! Tu me désespères ! Tu vois, moi non plus je ne te mens pas !
Des problèmes, moi ?
Non, pourquoi ?
Il semblerait que j'ai une capsulite rétractile. Ua, super. Et alors ?
Ben ca fait mal.
Ok. Et ?
Et ça me prend la tête, bien que ça atteigne l'épaule droite, et handicape le bras droit. Le bras gauche ça aurait été plus drôle, et moins génant, je suis droitière.
Ok. T'as un bobo qui fait mal et qui t'empêche de faire des trucs. Et ?
Et, d'accord, c'est pas mortel. C'est même soignable. Long, mais soignable avec même un bon taux de récupération totale, et même si c'est pas totael, vu mon âge et mes activités, ça ne devrait pas vraiment me gêner au quotidien. Le délai de guérison est long par contre, vraiment long. Entre 18 mois et deux ans. Il y a, paraît il, une phase chaude qui fait très mal et une phase froide ou les douleurs s'estompent et le handicape se renforce. Quand fini l'une, quand commence l'autre, ça c'est un peu mystère et boule de gomme. J'ai un peu de mal à imaginer ces 18 prochains mois avec cette merde, mais il parait qu'il faut que je m'y fasse, ok. De toute façon je vais pas faire une manif ni piquer une grosse colère ça sert à rien. je peux aussi dire que je m'y fais, comme je ne sais pas trop ce que ça veut dire, ça ne m'engage pas beaucoup.
Ok, et alors ?
Et alors ? Et bien en dehors de tous les emmerdements que ça entraîne, du "Ah, ben non, ça je peux pas faire, ah ben ça non plus, ah ben tiens ça non plus dis-donc", à "aille bobo la douleur me réveille", en passant par " j'ai l'aisselle droite qui colle à force de ne plus pouvoir lever le bras, ben alors rien... Enfin ... rien... non, c'est pas rien. En fait, Je me demande ce que ça veut dire. Oui, je suis le genre de fille à me poser ce genre de question. Non, pas pour toutes les maladies et pas du genre "maladie punition" non plus. Je pense qu'il est plus attendu de se casser une jambe au ski qu'en s'asseyant sur une chaise. Donc, si on se casse la jambe en s'asseyant sur une chaise, c'est qu'il doit y avoir une autre raison, sous-jacente. Soit la chaise était très basse, soit on est parti de très haut, soit on est atteint d'ostéoporose. Ou alors c'est un truc a tiroir qui implique d'aller regarder plus près du coté de l'état d'esprit, la manière de vivre, et l'intérêt que l'on se porte. (genre épuisement total)
Et alors pourquoi ai-je une caspulite rétractile ?
Les causes connues :
- Suite d'un trauma (chute, accident, opération, sport...) = Ben, non.
- Suite d'une affection de l'épaule (tendinite...) Euh ben peut être, mais je ne sais pas comment j'aurais pu me faire une tendinite car dans ce cas il faut revenir à la cause n°1, et la cause n°1 on a dit non.
- Sans cause. Dans ce cas, on appelle cela une capsulite rétractile idiopathique. C'est pratique pour les idiots parce que c'est une capsulite sans raison. Je ne suis pas une idiote, merci.
Il doit donc y avoir une raison sous-jacente, bien cachée, quelque part à l'ntérieur de dedans moi. Il faut que je la trouve.
Ah ! Ben nous voilà bien !
Ben pourquoi ?
Parce que je te sens venir, là. Tu vas te prendre la tête dans tous les sens, culpabiliser de ce que tu as fait, pas fait, trop ou pas assez fait, te mettre en colère contre toi-même, tourner, virer, passer par tous les signes du zodiaque, et au bout du compte t'en vouloir parce que tu te prends la tête pour rien.
Ah ben je te remercie, la confiance règne !
Je te connais!
Moi aussi je te connais ! Tu te cache derrière l'échec pour ne rien tenter. Tu ne risques pas d'être déçue, c'est certain.
Oui, bon alors, c'est quoi tes propositions ?
C'est ça, change de sujet !
Je ne change pas de sujet. On parle de toi, là, pas de moi.
Tu ne perds rien pour attendre.
Oui, donc ?
Donc. J'ai lu plein de trucs, me suis posée plein de questions, et pour l'instant, rien de bien précis se détache. Il y a des trucs, c'est trop nawak ! Genre la capsulite à l'épaule droite c'est ta conscience qui te rappelle à l'ordre pour te dire que tu es trop autoritaire. Wuarf ! wuarf ! wuarf ! (je n'aboies pas, je rie) A l'épaule gauche ce serait pour dire que tu es trop soumise. MRD ! Il n'y a que mon mari qui serait d'accord avec ça, et seulement quand on est tous les deux de mauvaise humeur. (Dans ce cas là, ce n'est pas de l'autoritarisme mais de la mauvaise humeur et ça n'a rien a voir, même si l'un peut revêtir l'aspect de l'autre).
Une autre source me dit que si c'est l'épaule droite qui est affectée, c'est le coté masculin qui parle. Il y a un problème avec le travail et l'autorité. Ok, là, je suis d'accord. j'ai un grave problème avec le travail et avec l'autorité. Sauf que, en ce moment, je fais un boulot qui me plaît, et je n'ai pas de problème avec l'autorité, parce qu'il n'y a pas vraiment d'autorité. Il y en a une quand même, évidemment, mais comme elle ne s'oppose pas à moi, je n'ai pas de problème. CQFD. Ça aurait pu, mais non.
Ailleurs ont dit que c'est une question de poids des responsabilités, trop lourdes à porter. Ok, je vais laisser tomber mon mari et mes enfants, je vais partir à l'aventure cheveux au vent, je n'aurai plus de responsabilité, je me sentirai beaucoup mieux, je pense. Ça me fatigue toutes ces conneries.
Alors je me suis dit. Bon... Qu'est ce que cette capsulite m'enpèche ou me permet de faire. Elle m'empeche de faire le ménage, le repassage (que je ne fais jamais de toute façon) donc me libère du temps. Du temps pour faire quoi ? Ecrire par exemple ! Moi qui me plains sans arrêt de ne pas avoir le temps de travailler mon écriture parce que je suis trop prise dans mon rôle de ménagère. Piège dans lequel nous sommes tombés tous les 4 et dont on rejette la responsabilité les uns sur les autres. Pour moi, c'est parce qu'ils se reposent trop sur moi, pour lui, c'est parce que je ne veux rien lâcher et que les filles ne m'aident pas assez. Pour mes filles, c'est parce que c'est un macho qui fou rien à la maison, on est pas des esclaves! Bla bla bla. Ok, ça pourrait être une théorie. Méchamment tordue, mais une théorie quand même. Mon inconscient me bloque l'épaule pour m'empécher de prendre en charge le ménage. Mon mari et mes filles sont bien obligés de le faire, puisque quoiqu'il arrive même dans 3 semaines je ne pourrai pas le faire, et que même excédée, je ne pourrai pas le faire. Alors je prends sur moi, et j'accepte de céder mes privilèges de ménagères à mon mari et à mes filles, en espérant que celles-ci n'abusent pas trop et en laissent un peu à l'homme de la maison qui a bien du mal à trouver sa place. (Faible de par sa constitution, nature délicate, tendresse excessive, raison limitée, nerfs fragiles...)
Qu'est qu'on est pas obligée de faire pour glander sans culpabikiser, hein ?
T'es satisfaite par ta démonstration ?
Non.
C'est bien ce que je pensais.
Petite histoire (suite)
En rentrant chez moi j’appelais illico Sybille et lui laissais un message.
-« T’avais raison ma belle, encore une fois. Dis, tu veux pas revenir à Paris y rester un peu me servir de guide ? J’men sortirai pas sans toi. Je vais finir vieille fille. »
je décidais d’oublier et de passer a autre chose. Boulot, sorties, boulot, sorties, mais j’évitais autant que possible de voir Guillaume et Vincent. Les mois s’écoulaient tranquillement. Vincent fini par faire son coming out, ce qui fit rire tout le monde. J’avais digéré la nouvelle.
Mais revenons à Paul. Je le croyais disparu, retourné à son monde. J’avais oublié qu’il était ami avec un certain Rémi qui venait de commencer chez nous pour une nouvelle prod. Un soir, je vis Paul débarquer au bureau. J’étais au fond de l’open space, papotant avec un monteur, face à la porte d’entrée. Je le vis faire quelques pas avant de s’arrêter et balayer toute la salle du regard. Quand ses yeux se posèrent sur moi, il ne paru pas surpris de me voir. Il m’offrit un large sourire et vient vers moi.
-« Lyubia ! Tu es magnifique ! »
Il me colla deux bises d’un air réjoui, comme si on avait rendez-vous. Devant mon air interdit, il paru amusé.
-« Paul ! Tu te souviens de moi ? »
Oh oui je me souvenais de lui, et pas en bien. Mais sa phrase me donna une idée.
-« Euh, pardon mais non. Excusez moi.
-Paul ! Je suis un ami de Rémi. On s’est vu avant l’été, plusieurs fois. Le pique-nique au parc floral, ça ne te dit rien ?
-Euh, oui, le parc Floral, oui… Mais toi… Je suis désolée, c’est très gênant !
-Non, ca ne fait rien. C’est normal. Je crois que tu étais préoccupé par un certain Vincent à l’époque. »
L’enfoiré ! Je l’avais pas vu venir celle là !
-Préoccupée par Vincent ? Je crois pas, non.
-Ah bon ? j’ai du me tromper alors.
-Oui, c’est ça. Bon, et bien… Bonsoir, je rentre moi »
Je fis la bise au monteur et m’éclipsais vite fait. Je le revis deux jours plus tard dans l’ascenseur d’amies. Catherine et Anne venaient de déménager rue Caulaincourt et organisaient une crémaillère. Alors que je me battais avec la grille de l’antique machine, il débarqua.
-« Il y a une place pour moi ?
-Si tu arrives à fermer ce machin et le faire fonctionner. »
Il entra ferma la grille sans difficulté, je l’en haïssait encore plus, et se plaça a mes côtés. Après une demi minutes de silence il me dit :
-« Lyubia, je crois que je m’y suis très mal pris dès le début avec toi. Le coup du guet-apens, ça n’était pas très malin. Je te présente mes excuses. J’espère que tu me pardonnes et que tu me donneras une chance de me rattraper. »
Que répondre à cela ? Lui dire non, était lui donner trop d’importance. Je songeais bien, une seconde à lui dire, « Excusez moi, mais je ne sais vraiment pas de quoi vous parlez », mais il ne m’aurait pas cru. Je lui dis que bien sur, il n’y avait pas de problème. Et là il me tendit un joli bouquet de fleurs.
-« Je l’ai acheté pour Catherine et Anne, mais je te l’offre. Pardon. J’en garde une, non deux pour elles quand même. »
Il déchiqueta l’emballage et retira deux fleurs qu’il tint devant lui comme un communiant et me tendit le bouquet. Cela me fit rire. Je n’aurais jamais du rire à cet instant. Il s’engouffra dans la faille et me sorti tout un tas d’âneries. Quand nous arrivâmes au 5 ème étage, je rigolais comme une collégienne.
Pendant toute la soirée il se montra affable, au petit soin sans être collant pour autant. Il avait retenu la leçon. Je le notais. Il était capable de s’adapter, c’était un bon point pour lui. Au sortir de la soirée il m’offrit de partager le Taxi.
-« Mais tu ne vas pas dans ma direction !
-Si, mais il n’y a que toi qui ne le sait pas. »
Ca me clouait le bec. Il me raccompagna donc en taxi. Je craignais qu’il ne tente quelque chose, qu’il s’invite à mon appartement, mais non. Arrivé en bas de chez moi il me fit la bise et me souhaita une bonne nuit.
Il attendit une ou deux semaines avant de me recontacter. J’étais en pleine paperasse insupportable quand le téléphone sonna pour la millième fois. Je décrochais d’un ton peu professionnel.
-« Oui, quoi ?
-Je te dérange ?
-Qui est à l’appareil ?
-Oui, pardon, excuses moi, c’est Paul. Mais je te dérange là. Je peux rappeler plus tard ?
-Oui, non, dis-moi…
-Euh… Est ce que tu es libre vendredi soir ?
-Euh… je sais pas pourquoi ?
-Oui, pardon. J’organise un dîner. Il y aura des amis à moi et des amis communs. C’est un repas fromage. Tu aimes le fromage ?
-Oui, j’aime ça.
-Alors je peux compter sur toi ?
-Pour ? … Le dîner, pardon. Écoutes, je ne sais pas. Je suis en plein boulot, là, je suis en retard. Je peux te rappeler ?
-Oui, oui, bien sur !
-Je te rappelle alors. Tchao ! »
Et je raccrochais. Je me remis illico au boulot, pressé par le délais et par l’envie que j’avais de remettre a plus tard ma décision. Les jours passèrent et je ne le rappelais pas, pour le coup, cela m’était sorti de la tête. Ce fut une conversation téléphonique anodine avec Catherine qui me le rappela.
-« … On se dit a vendredi, de toute façon.
-Vendredi ?
-Ah ! J’ai peut être fait une gaffe. Paul organise un dîner vendredi…
-Ah oui ! Vendredi ! Paul ! Si si, il m’a appelé. Je devais le rappeler m’ai complètement oublié !
-Alors tu viens ou pas ?
-Je sais pas il y aura qui ?
-Ben qu’on connaît, Anne, Rémi, Vincent et Guillaume, c’est tout je crois.
-Ben écoutes, je ne sais pas… Pourquoi pas…
-Allez, viens ! Ça va être sympa ! On va se bourrer la gueule, ca te fera du bien, tu bosses trop.
-Oui, t’as raison.
-Bon a vendredi alors !
-Ok ! A vendredi. »
Un peu lâche, je décidais de lui envoyer ma confirmation par sms, espérant qu’il m’enverrait son adresse de la même façon. Mais non, il m’appela illico. Je n’étais pas très fière de ma lâcheté, mais il me détendît en se montrant charmant. Pendant les quelques jours qui me séparaient de ce vendredi là, je réfléchi au pourquoi de mes réticences. Était ce le coup du guet-apens, ou était ce parce que je l’avais associé à ma déconvenue d’avec Vincent ? Je croyais connaître la réponse et elle ne me plaisait pas. Moitié parce qu’elle ne flattait pas mon ego, moitié pour autre chose que je n’arrivais pas à définir et que je ne pris pas au sérieux. Avec le recul, le dicton « méfiez vous du premier mouvement, c’est souvent le bon » me revient en mémoire.
Surprise !
Nous sommes au restaurant, on nous a placé à une table à l’écart, contre le mur. La salle s’étale à ma droite. Derrière lui, il y a un muret de séparation avec des plantes vertes dessus. On est presque cachés. Ça fait rendez-vous clandestin et ça donne un goût délicieux d’interdit. Je suis toute excitée de le revoir et encore plus anxieuse. C’est notre troisième rendez-vous. Je ne sais pas comment ça va tourner et je ne sais pas ce que je veux. Flirter avec l’idée me donne des frissons mais je ne sais pas si j’ai envie de passer à l’acte. Je ne sais même pas s’il me plaît, ni même si je lui plaît. Ça fait la troisième fois que l’on déjeune ensemble. Que l’on déjeune, pas que l’on dîne. Si ça se trouve, je me pends la tête pour rien. Je suis juste une fille marrante.
Je le regarde. Habillé tout en noir. Ça lui va bien. Sur lui, ça ne fait pas « intello, ténébreux » Il me sourit. Le serveur nous apporte les cartes. Nous les parcourons. Je lève la tête à la recherche de l’ardoise du menu du jour. Elle est au dessus d’un couple. Elle, sur la banquette, face à la salle. Petite, un corps d’enfant dans une robe printanière. Charmante. Lui, un grand mec balaise tout vouté… Oh putain ! Merde ! J’y crois pas ! C’est mon mari ! Qu’est ce qu'il fout là ? Où est ce qu'il bosse aujourd’hui ? Merde, j’aurais du lui demandé ! Putain, faut pas qu'il nous voit !
« Qu’est ce qu'il se passe ? Ça va ? »
Je le regarde, je dois vraiment faire une drôle de tête, il a l’air inquiet.
« Non, c’est rien. Enfin, rien de grave. Embêtant, juste. Tu vois le couple là bas, sous l’ardoise ?
- Oui ?
- C’est mon mari.
- Ah ! Et elle ?
- Je ne sais pas, une collègue de travaille je suppose. Jamais vu. Je suis gênée. Je ne voulais pas que tu le rencontres. C’est idiot, je voulais garder ça pour nous. "petit jardin secret". Tant pis ! Je te le présente ?
- Euh, je ne sais pas si c’est le moment là. »
Oh putain ! Il l’embrasse ! Il est penché au dessus de la table, il tient son visage entre ses mains. Ses grandes mains à lui, sur son tout petit visage à elle ! Oh putain ! Je ne voit pas leur bouche, mais oui, ça ne fait pas de doute, il est en train de lui bouffer le visage ! Ah ben mon salaud ! Ça fait longtemps que ça dure, ça ? Lui qui me disait qu'il ne me tromperai jamais ! Qu’il me quitterait avant… merde ! Je dois m’inquiéter ? Oh merde, oh merde. Je veux pas le savoir. Pas maintenant. Pas là, maintenant, avec quelqu'un d’autre avec moi ! Oh putain, putain, putain !
« Ça va ?
- Je ne sais pas.
- Tu veux lui en coller une ? Tu veux qu'on parte ?
- Tu crois qu'on peut le faire sans être vus ?
- On est bien arrivé sans qu'ils nous voient.
- Ils étaient déjà là avant ?
- Oui, je les ai aperçu en arrivant.
- Ils s’embrassaient ?
- Je ne sais pas.
- Comment… Non, rien. Oui, je crois que c’est mieux. On fait comment ?
- On se lève, et on part.
- Et le serveur ?
- Quoi le serveur ?
- Non, rien. Ok, a trois on y va. Doucement, pour pas attirer l’attention.
- Ok, à trois.
- Un, deux, trois. »
Nous nous levons, et nous sortons. Personne ne nous demande rien.
Il ne nous a pas vus. Enfin, je crois, je ne me suis pas retourné pour vérifier. On est dans la rue et je marche vite. Tourner au premier carrefour, disparaître ! Je tourne à l’angle, je m’arrête d’un coup et je me colle le dos au mur. Je ne sais pas trop ce que je ressens. J’ai envie de rire comme si j’avais réussi in extremis à voler un pot de confiture. Je crois aussi que j’ai envie de pleurer. Je me sens en colère et vaguement coupable aussi. Ho là ! Ça fait trop en même temps, je ne peux pas. Pas tout ça à la fois. Je ne ressens plus rien, je fais le vide. Il s’approche de moi, tout prêt. Il me regarde en souriant. Il a l’air vraiment amusé, c’est dingue ! Il s’approche encore un peu plus. Il va m’embrasser ? Il me prend la tête entre ses mains. Il va m’embrasser ! Pourquoi ce geste ! Pourquoi ce même geste !
« Respire ! Respire, c’est fini. On est vraiment loin maintenant. »
Et se met à rire! Je me rends compte que je suis essoufflée. Je regarde autour de moi.
« Oh merde ! On est vachement loin du resto ! »
- Oui, t’as couru comme une folle !
- Ah bon ?
- Oui.
- J’m’en suis pas rendu compte. »
Je me mets à rire comme une gamine. Un de ces bons fou rire qui vous prend et ne vous lâche pas. Je ne sais pas si je vais pouvoir m’arrêter, ou si je ne vais pas pleurer. Mais non. Le rire s’éteint. Je me sens sereine. Libérée. Tout ça est ridicule.
Nous sommes face à face, nous nous dévisageons. J’ai une folle envie de l’embrasser. Je le fais, je le fais pas ?
Pourquoi j'aime les administration.
Mon chéri me demande d'aller déposer une lettre au service des fêtes de la mairie, afin de réserver une salle. Ok, pas de problème.
Je me rends à la mairie où je demande où est le service des fêtes et j'explique pourquoi.
C'est le bâtiment en face. Vous sortez, traverssez la rue et c'est le petit bâtiment à gauche de l'entrée de parking réservé au personnel. j'obtempère.
j'arrive à l'accueil du batiment en question. J'explique ma venue. Lettre , location de salle, etc... Et bien, c'est dommage, mais je ne suis pas au service des fêtes, mais au service enfance machin chose. Ce batiment n'héberge plus le service des fêtes depuis 2 ans, me dit on. Je dois aller au forum, qui est à 10 minutes en voiture. Méfiante, je demande confirmation. La personne de l'accueil n'apprécie pas ma requête, mais appelle le forum, on lui répond que c'est bien chez eux que je dois aller. Elle m'annonce, crânement, qu'elle avait raison.
Je me rend donc au forum. Comme il n'y a pas d'accès voiture, je me gare au parking du super marché. Il se met a pleuvoir. Je dois passer par un escalier qui pue la vieille urine, et qui fait plutôt penser à une coupe gorge. J'arrive à l'accueil du forum. J'explique pourquoi je suis là. On prends ma lettre. Alléluia ! Je ressort, je fais trois mètres. On me rappelle. Ce n'est pas à nous qu'il faut donner cette lettre mais à l'accueil de la mairie !
Et bien figurez vous que je suis restée polie jusqu'au bout, malgré une certaine envie de meurtre, pour ne pas dire une envie certaine de génocide !!!









